• Ô toi matelot

    Ô toi matelot

    Ô toi matelot

    Tu as trouvé combien de sirènes ainsi parmi les flots ?

    Te chantant des mots d’amour que tu as laissé fuir dans tes abîmes.

    Combien de ports vas-tu encore parcourir et arrêter  de faire escales  pour envoûter  autant de femmes.

    Ton baluchon vide tu en as rempli des victuailles pour survivre mais tu les as épuisé et tout vidé  dans cette fumée au lieu de t’oxygéner

    Ô  toi matelot

    Tu en as fait pleurer des sirènes aux long cheveux, mais n’ose passé aux aveux.

    Qu’elles soient brunes ou blondes n’as-tu pas honte de les avoir blessé de tes désirs

    Voulant naviguer sans jamais t’arrêter, là tu es bien obligé de t’arrêter

    Mais tu as laissé couler la sirène aux longs cheveux dans les profondeurs de l’océan

    Ô toi matelot

    Tu en as usé de ta salive pour en arriver là

    Ecoutant seulement le chant d’amour qu’elle voulait te donner

    Tu as laissé échapper ce qui avait de plus beau un océan rempli de tendresse et de caresse.

    Tu n’en as maintenant obtenu que la moitié d’une vie que tu as tant désirée

    Ô toi matelot

    Transporter par les vagues du temps, tu t’es laissé emporter dans cet ouragan

    Te voilà sûrement à ta dernière escale  dans ce bateau qui te sert de cale

    Tu aurais pu pourtant laisser dériver au large à la force de tes mains la vie de ton destin

    Mais sans aucun remord tu laisses ta sirène à attendre sa mort

    Ô toi matelot

    Tes yeux fixant la mer   crois-tu encore capable de l’a  reprendre sans trop de misères

    Et revoir au large la sirène qui sombre dans l’ombre des flots

    Faire avec elle une dernière virée que ce soit demain ou dans quelques années

    Pour te reposer enfin sur la terre qui t’a vu naître, au soleil ou dans un jardin à l’ombre.

    Ô toi matelot

    Entends-tu encore ses appels de détresses d’une simple maîtresse

    Qui se lasse sans cesse du silence du moteur de ton cœur

    Le mien bat maintenant au ralenti t’en voilà averti

    Il n’y a plus que quelques mois avant que la glace renferme son corps à jamais.

    Ô  toi matelot

    Tu t’es laissé enivrer par ses je t’aime pourtant sincères

    L’amour et le bonheur ne se trouve que dans le bleu de ses yeux

    Ne cherche pas ailleurs quelque chose de meilleur car dans ta tête

    À chaque instant ton esprit sera ailleurs.

    © Christiane

    « Comme un loup solitaire Je te hais et je t’aime »
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