Même si Bécaud chante que la solitude n’existe pas,
Nous savons tous qu’elle peut tuer, qu’elle fait mal,
Le manque d’attention, l’indifférence glaciale,
Le silence de ceux qu’on aime, nous déchire jusqu’au fond de l’âme.
Peut-être qu’un jour, certains d’entre nous ne seront plus là,
Et c’est pourquoi, aujourd’hui, nous écrivons ces mots.
Une dernière chance de dire quelque chose,
Un salut, un “comment, vas-tu”, pour ne pas partir seul.
Mais si certains se tournent vers eux-mêmes,
Nous leur laissons la paix, car la fin approche.
Ne soyons pas surpris si personne ne se soucie.
Lorsque le poids de la solitude devient insupportable.
Si certains s’en vont, c’est que la vie les a abandonnés.
Vers un lieu où les âmes perdues se cherchent,
Et si personne ne vient dire adieu,
Tout ce qu’il restera, ce sera un souvenir oublié.
Rien n’est plus douloureux que d’être rejeté.
Comme un chien sans collier, seul face au vide,
À quoi bon échanger, quand tout se résume à un écran,
Et que l’on devient invisible pour ceux qu’on aime.
Dans ce monde fou, la vie nous enferme.
Les virus, la société, tout nous détruit,
Et nous demandons dans cette tourmente.
Reste-t-il encore une place pour la tendresse et l’amour ?
©Christiane