L’été revient, emportant avec lui les désirs.
Dans la nature qui éclot, parée de ses plus beaux atours.
La femme renaît, révélant son éclat.
Sous une robe légère, elle dévoile ce que l’hiver a dissimulé.
Il la retrouve, séduisante, presque dénudée.
Dans ce vêtement qui épouse délicatement ses formes,
Éveillant des passions enfouies au plus profond de lui,
Il croyait les avoirs oubliés, mais son ardeur revit à chaque instant.
L'été s'en revient et les désirs aussi.
Il laisse le destin orchestrer ce festin.
Gourmand de savourer chaque moment,
Et se prépare à déguster un hors-d'œuvre,
Un repas savoureux, un banquet de désirs insatiables.
La proie, douce et fragile, se tient à porter.
Sur ses gardes, elle scrute chaque mouvement.
Il se fige, surpris par son éclat.
Et pour la rassurer, il lui offre simplement un baiser.
Deux êtres, si différents mais pourtant si proches,
Se rencontrent sur un terrain commun,
Guidés par le destin et la faim du moment,
Leur charme épanoui sous le ciel ardent d’un été.
La belle, prudente face à la tempête,
Permet à la bête de regagner sa tanière,
Si le désir et la passion ne furent que fugaces,
Tous deux emportent avec eux une leçon inoubliable.
Mieux vaut protéger son cœur d’un amour éphémère,
Que de se laisser consumer par des rêves illusoires,
Car la chimère ne vit qu’un instant, dans l’insaisissable,
Elle se chuchote en quelques paroles, en quelques strophes délicates, d'un royaume à l'écart.
©Christiane