Je suis ce loup de mer qui lève les voiles.
Traversant les mers et océans
Je lutterai contre le vent, bravé les tempêtes.
Rien ne me retient désormais, tout s’en va, tout s’apprête.
Je suis ce vieux bougre croyant à un amour.
Égaré dans l’ombre, errant sans retour.
Et je scrute l'horizon et mon esquif se porter par les flots.
Je suis ce naufragé au cœur blessé.
Lors de mon voyage aux promesses éphémères
Le phare d’une île m’attira vers cette rive et falaises amères.
Pensant trouver une réponse et un sens à ton départ
Quel sentiment avais-tu vraiment à mon égard ?
N’aimais-tu pas mon teint bistre ?
Avais-je l’air si saumâtre ?
Et pourtant, je sentais ton cœur battre en cadence tout contre moi.
Mon ardeur, t’a-t-elle effrayée, ô douce romance.
Je suis devenu ce navigateur solitaire.
Je ne suis plus à l’âge de prouesses, juste à la recherche d’un peu de tendresse.
Si je pense encore à toi, c’est que tes yeux sont des sortilèges.
Mais l’appel du large cette fois me prendra en charge.
Aujourd’hui, je souris à l’Amour qui m’a blessé.
Ô vent des vastes mers, qui, sans parfum de fleurs,
D’une âcre odeur de sel, ranime ma faiblesse.
Ô toi Eole ! Emporte à jamais les douleurs !
©Christiane