Une petite plume, c’est égaré
Au gré du vent, elle a dansé.
Par la fenêtre, elle est entrée.
Et sur mon mur, elle s’est posée.
Doucement entre mes doigts
Je l’ai serrée pour ne pas l’abîmer.
Et de son fluide, c’est mis à écrire.
De mes amours, de mes désirs et mes soupirs
De nuit et de jour, elle composait toujours.
Je ne pouvais l’a contrôlé, elle aimait poétiser.
De prose en prose, elle écrivait bien les choses.
Du romantisme, du réalisme, de l’euphémisme
Petite plume aussi coquine
Que rêveuse est souvent amoureuse
Sa pointe fine est féminine.
Plaisante souvent à la gente masculine.
Une petite plume, c’est égaré
Au gré du vent, elle a dansé.
Par la fenêtre, elle est entrée.
Et sur mon mur, elle s’est posée.
La petite plume devine.
Sur mon passé, elle s’est penchée.
A puisé mes larmes de mes souffrances
Pour rebondir avec insistance sur le présent
Elle hésite, et fait silence.
Regrette souvent de certaines absences.
Ma plume a de la chance.
Elle échappe parfois à certaines outrances.
Toujours majestueuse, elle s’affole.
Formant des A, des S, en majuscule
Susurrant des je t’aime en minuscule
Faisant rêver les amoureux dans leur bulle
Petite plume, un jour, s'est fatiguée.
Elle s’en est allé, c’est envolé.
Par la fenêtre qu’elle était entrée
Sur d’autres murs, elle s’est posée, dans d’autres doigts qui l’ont caressé.
©Christiane