Elle s’appelle Prudence, saura-t-elle aimer ?
Nul ne peut prévoir ce que l’amour peut blesser.
Sur son chemin, un loup solitaire, charmant, rusé,
Elle ne peut échapper à son regard enflammé.
Envoûtée par son charme, il la désarme,
Elle l’apprivoise, compagnon de sa vie.
Un chien-loup, à la fois docile et plein d’alarme,
Un loup reste un loup, indomptable et en vie.
Celle qui vers la forêt aspire à un mari,
Pourrait, à la nuit tombée, devenir louve en émoi.
L’amour n’est pas que procréation, oh la folie,
Malheur à celui qui approche, il sera tranché sans foi.
Il n’est point de vie sans un soupçon de douleur,
Le loup a profité de l’innocence de sa belle,
Il l’a quittée, en quête de nouvelles lueurs,
Parant comme un mâle, fier, d’une meute éternelle.
Prudence erra dans la forêt, âme en peine,
Puis rejoignit le village où son été s’est perdu.
Elle se promit de ne plus jamais se laisser traîner,
Séduite par un animal sauvage, impromptu.
Préférant la solitude, méditer en sagesse,
Ou s’isoler dans un monde d’histoires éphémères,
Devenir poète, inventer des richesses,
Rêver d'aventures, des amants imaginaires.
Certaines femmes aiment comme une louve un mouton,
Mais qui aime sans être aimé se rend fort.
Prudente et résiliente, armée de raison,
Elle ne saura plus souffrir, ni jamais être afort.
On rira encore, on sourira à la vie,
Ensemble, porter la lumière, fuir les prédateurs.
La femme deviendra forte, en armure, à l’abri,
Se préparant contre les mésaventures, sans peur.
Que dans votre esprit elle soit louve ou tigresse,
Elle ne sera jamais démunie de tendresse.
Au moindre écart, elle devient lionne, impudente,
Féroce, elle protégera son cœur, brave et ardente.
©Christiane