Il y a des moments où l'on se sent seule et que l'on aurait besoin de soutient , et d'un seul coup on se sent abandonnée
Dans le jardin des souvenirs enlacés,
Deux êtres complices, aussi forte que fragile
Nous avons tissé des rires et des secrets,
Des instants partagés, des heures mémorables.
J'étais là lors des tempêtes de tes peurs,
Écoutant ton cœur, apaisant les drames,
Un soutien fidèle, un phare dans les heures,
Chaque mot échangé, un lien qui se proclame.
Mais le temps, ce voleur aux mains furtives,
Déleste les âmes de leurs promesses d'hier.
Et peu à peu, l'étoile, dans l'ombre, se dérive,
Les éclats de nos ressentis s'amenuisent, amères.
Dans le flot des jours, tu as trouvé ou retrouvé d'autres liens,
Des visages nouveaux, des sessions partagées,
Un regard distant, une affection en vain,
Et je me sens seule, doucement oubliée.
Je reste, spectatrice de cette amitié en pause.
Un reflet d'hier dans le miroir du présent,
Tandis que je me fane, comme une rose,
Remplacée dans ton cœur, par un instant fascinant.
Pourtant, je chéris les éclats de notre lumière.
Les souvenirs joyeux que nous avons forgés,
Mais au fond, je sais que la vie est éphémère,
Nous rappelle que nos mains se défond de leur chaine
Ainsi, je m'incline devant cette réalité.
Que l'amitié, fragile, peut s'envoler au vent,
Et que souvent, lorsque la tendresse s'estompe,
Il ne reste qu'un écho, un doux murmure au temps.
Il serait préférable que je m’efface et ne plus laisser aucune trace.
Le silence est préférable pour ne rien regretter.
Je garderai juste dans en mon coeur , quelques cicatrices en plus.
Seule , je panserais mes plaies , comme je l’ai toujours fait.
Je n’ai dorénavant plus rien à prouver de ce que j’ai pu t’apporter.
©Christiane